22 avril 2008
Courrèges s'expose
Révolutionnaire de la mode dans les années 60, André Courrèges a pratiqué tous les domaines artistiques - architecture, peinture, sculpture - dans une réflexion plaçant toujours d'homme au centre. Ingénieur des Ponts et chaussées, André Courrèges expose aujourd'hui, non pas ses looks futuristes, mais son travail de sculpture et de conception automobile. En tout ce seront 15 sculptures jamais montrées au public qui seront présentées. ©D.R. Julie De Los Rios www.vogue.fr
Du 23 mai au 8 juin. Serre du Parc André Citroën. 75015 Paris
21 avril 2008
Londres, la semaine dernière: une Nissan Figaro
Je l'ai trouvée sympa, sur le chemin du British Museum
Note: The Figaro was introduced at the 1989 Tokyo Motor Show under the slogan "Back to the Future". It was built by a Nissan special projects group called Pike Factory, who also produced other niche automobiles such as the Be-1, Pao and S-Cargo. Only four colours were available: Topaz Mist, Emerald Green, Pale Aqua and Lapis Grey. The least popular was Topaz Mist, which now has become the most sought-after version.
The Figaro was equipped with leather seats, air conditioning, CD player and a open roof. It was designed by Shoji Takahashi, who won a design competition with the car.
The engine was Nissan's MA10ET, a turbocharged 1.0 L (987 cc) I4.
Only 8,000 were originally available with an additional 12,000 added to production numbers to meet demand. (source wikipedia.org)
05 avril 2008
1991 Austin Mini Cooper
Pour Rody, qui va la trouver trop "récente"!
1991 Austin Mini Cooper
Doit-on vraiment présenter le Chef d'œuvre de Sir Alec Issigonis. Tout le monde connaît cette petite bombe devenue mythique : Sa bouille sympathique avec ses beaux phares qui vous regardent comme des yeux ! Par ses dimensions elle est la voiture de ville parfaite pour se faufiler partout, sa maniabilité extraordinaire, sa « pêche » formidable grâce au faible poids, ses incroyables résultats sportifs dont plusieurs « Monte Carlo »…. A presque 50 ans, elle règne encore !
L'exemplaire présenté est bien une version Cooper dont l'intérieur a été refait en cuir, la peinture est neuve et mécaniquement entretenue. La voiture idéale pour qui veut se faire plaisir au volant d'un mythe anglais !
Carte grise française. Estimé : 6 000 / 7 000 €
Osenat 77300 Fontainebleau. Automobiles de Collection. Vente du 6 avril 2008
1968 Marcos 1600 GT
1968 Marcos 1600 GT
Châssis n° 5249 - Carte grise française - Estimé : 20 000 / 25 000 €
Cette Marcos GT 1600cc fût construite à la fin de l'année 1968 en Angleterre par la firme MARCOS INDUSTRY, créée à la fin des années 50 par Jem Marsh & Franck Costin, issus de l'industrie aéronautique, qui livreront une des premières Marcos GT au célèbre Jackie Stewart au milieu des années 60.
Véritable icône du sport automobile anglais, cette rare Marcos GT 1600 est l'ex-voiture de "Peter Bence", elle se trouve aujourd'hui dans un très bel état d'origine sans qu'aucune modification n'ait été apportée depuis la fin des années 60.
Nous sommes ici en présence d'une ligne pure, légère, basse et racée, d'une tenue de route excellente, d'un très bon confort intérieur, d'un assez bon système de freinage pour l'époque, bref d'une véritable GT des années 60.
Elle peut aujourd'hui être utilisée au quotidien dans la circulation moderne ou pour des épreuves de VHC.
Osenat 77300 Fontainebleau. Automobiles de Collection. Vente du 6 avril 2008
1974 VOLKSWAGEN “Coccinelle” Roadster
Une spéciale dédicace à R. qui n'est plus de ce monde...
1974 VOLKSWAGEN “Coccinelle” Roadster
Carrosserie : Caisse autoporteuse. Suspensions à 4 roues indépendantes, barres de torsion. Freins hydrauliques à tambours sur les 4 roues. Empattement : 2,40 m. Poids : 820 kg. Moteur à 4 cylindres à plat, opposé (flat four), placé à l'arrière en porte à faux longitudinal, refroidi par air. Distribution par soupapes en tête par tiges et culbuteurs. Alimentation par un carburateur. Taux de compression 8 à 1. Boîte de vitesses à 4 rapports + M.A. Carte grise française. Estimé : 8 000 / 10 000 €
En 1934, le gouvernement du IIIe Reich chargea Ferdinand Porsche d'étudier une voiture pour tous.
La première pierre de l'usine fut posée le 26 mai 1938, mais les hostilités firent que seules des Jeeps et des véhicules amphibies furent fabriqués entre 1939 et 1945.
La coccinelle entra en production à la fin de la guerre. Le premier million d'exemplaires fut atteint en 1955. Le modèle présenté n'est pas du tout un cabriolet standard d'usine.
Il s'agit bel et bien d'un roadster 2 places parfaitement homologué (avec passage aux mines). Il semble inutile d'ajouter qu'il s'agit là d'une version totalement spéciale et inédite. Les quelques millions de « Coccinelles » ont été fabriquées dans 2 carrosseries : la berline 2 portes 4 places et le cabriolet 4 places.
Les roadsters n'ont jamais appartenu au catalogue de vente, c'est bien dommage, le succès aurait été au rendez- vous, c'est tellement beau !
Un dossier complet de cette transformation effectuée en Allemagne sera remis au futur propriétaire.
Le moteur vient de subir récemment une importante révision. Une « Cox » 2 places et décapotable, c'est une occasion à ne pas laisser passer !
Osenat 77300 Fontainebleau. Automobiles de Collection. Vente du 6 avril 2008
12 mars 2008
Une Bugatti signée Hermès!
La maison Bugatti s'est associée à Hermès pour proposer une Veyron rappelant la longue amitié qui liait Ettore Bugatti et Émile Hermès. Le travail sur la voiture ne concerne nullement sa mécanique et son W16 de 1001 ch propulsant la monture à 407 km/h. Le sellier et le designer maison ont surtout travaillé sur sa personnalité. Cette collaboration porte tant sur le design intérieur et que sur l'extérieur. Les coloris ébène étoupe ou ébène et brique rappellent la sellerie, métier original d'Hermès. L'habitacle est recouvert de cuir de taurillon presque partout. Les poignées font aussi référence à celles des bagages du sellier. Un travail d’artisan conçu et réalisé dans les ateliers d'Hermès. Dans le vide-poches, Hermès a placé de petits accessoires de voyage. Une valise en toile H et cuir a également été pensée pour rentrer dans le coffre de la Bugatti. Ce modèle sera vendu 1,55 million d'euros hors taxes et sera disponible à la fin de l'année 2008. Bugatti ne limitera pas sa production, mais ne pourra en délivrer qu'une seule par mois.
<p>Source : <a href="http://www.xelopolis.com/Xdossiers/dossier_1597_bugatti+veyron+fbg+par+hermes+2008.html">Bugatti Veyron Fbg par Hermes 2008</a></p>
10 février 2008
1960 Mercedes 300 SL Roadster
1960 Mercedes 300 SL Roadster
Châssis no. 198-042-10-002512 6 Moteur no. 198-980-10-002563 6 Couleur : Argent métallisé, intérieur beige
Cylindrée : 6 cylindres, 2,996 litres
Boîte de vitesses : 4 rapports plus marche arrière
Puissance : 215 chevaux
Fabrication : de 1957 à 1963 (Roadster)
Production : 1858 exemplaires (Roadster)
Créée pour être le fer de lance de Mercedes lors de son retour en compétition dans la période d’après guerre, la 300SL débute sa carrière sportive à l’occasion des Mille Miglia de 1952, terminant en deuxième et quatrième position au classement général. Viendront ensuite des victoires dans la Carrera Panamericana et au Mans. La 300 SL entre dans la légende du sport automobile. Les premières voitures de course étaient découvertes mais avant la fin de la saison 1952, le très original Coupé Gull-Wing (ailes papillon) voit le jour. Les seuils de porte étant hauts placés, châssis multitubulaire oblige, il se pose donc un problème d’accès à bord. Il était facile sur les voitures découvertes, mais ici, dans la configuration Coupé, il faut penser de nouvelles solutions techniques, d’où les portes papillons.
Lancée en 1954, la 300 SL de série garde le châssis des voitures de compétition et reçoit le moteur six cylindres en ligne à arbre à cames en tête de 2,996 litres, orienté à 45 degrés pour pouvoir installer un capot bas, plus aérodynamique. Bénéficiant de l’injection directe d’essence, un procédé innovant, ce moteur nec plus ultra sort 215 chevaux à 5800 t/m. Une boîte de vitesses à quatre rapports transmet la puissance au pont arrière hypoïde. (Larousse : se dit d’un engrenage à denture spirale dont les axes de roues ne se rencontrent pas). La suspension est à quatre roues indépendantes, avec bras triangulés et ressorts hélicoïdaux à l’avant, bras oscillants et ressorts hélicoïdaux à l’arrière.
Essayée en 1955 par les journalistes du magazine Road and Track la 300 SL a donné des chiffres d’accélération de 0 à 60 mph (précisément 96,4 km/h) de 7,4 secondes et une vitesse maximum de 140 mph (225 km/h), des performances exceptionnelles pour l’époque. On peut affirmer qu’il s’agit en fait du premier Supercar au monde.
Il est bien évident que prendre la suite de la 300 SL Coupé est un challenge difficile. Toutefois, la version Roadster, présentée trois années plus tard, réussit à dépasser les performances de sa proche cousine, pourtant un exemple en la matière de conduite sur route. Construite avec des portes conventionnelles, la 300 SL Roadster a été exposée pour la première fois au Salon de Genève en mai 1957 et remporte un succès immédiat au sein de la société jet set des années 50, princes, acteurs et membres de la haute société confondus. Le fait de produire une 300 SL découverte impliquait une modification du cockpit, le châssis sera donc redessiné pour abaisser les seuils de portes, ceci permettant un accès à bord plus facile. La suspension arrière est également modifiée, les bras oscillants sont abaissés. La 300 SL Roadster s’est bien vendue, alors qu’elle coûtait plus cher qu’une Ferrari 250Gt California Spyder. Elle survivra au Coupé 300 SL pendant de nombreuses années.
La conception et la conduite de ce Roadster recevront un vibrant éloge de la revue Road and Track à l’occasion d’un essai réalisé en 1958. « Grâce à la suspension arrière surbaissée et aux pneus améliorant l’adhérence, la voiture se conduit formidablement dans toutes les conditions de route. C’est une amélioration considérable par rapport aux modèles hard top, qui avaient une tendance au survirage assez violente si l’on accélérait un peu fort ». Des chiffres d’accélération de 0 à 60mph (96,4km/h) de 7 secondes et une vitesse maximum de 130 mph (210km/h) ont été établis, faisant de la 300 SL Roadster l’une des convertibles les plus rapides de son époque. R&T de conclure : « Aucun doute : la 300 SL Roadster est vraiment une voiture de sport à utilisation mixte, qu’il s’agisse de rouler en ville et sur route ou sur un circuit ». Ces mots restent d’actualité aujourd’hui. La production du Roadster a cessé en 1963, date à laquelle 1858 exemplaires avaient été construits. Aujourd’hui, ce modèle est à la fois rare et très recherché.
Cette 300 SL Roadster, précieuse comme une icône, a été importée en Suisse le 9 février 1960 et a fait partie de diverses collections importantes dans ce pays. Elle a été cédée à son enthousiaste propriétaire suisse actuel le 16 mai 2005 lors de la vente Bonhams
Les Grandes marques à Monaco (lot 247). Le propriétaire précédent était un collectionneur Suisse Allemand qui a dépensé sans compter pour maintenir la voiture en très bonnes conditions, et ce durant 35 ans. Depuis sa vente, la voiture a été parfaitement restaurée et se présente donc en très bon état. Les plus gros travaux ont concerné la caisse, qui a été entièrement poncée puis repeinte dans sa livrée d’origine, argent métallisé. Le moteur a été totalement refait, les freins, la pompe à huile, le démarreur, l’embrayage et le radiateur ont été soit refaits à neuf soit remplacés. Toutes les autres pièces ont été vérifiées, entretenues et remplacées en cas de besoin.
L’aspect de cette très belle voiture est superbe, l’intérieur, en cuir, est en excellent état, avec quelques traces de patine dues à l’usage, tout comme sur les tapis. La capote Mohair noire est comme neuve, un nouveau volant a été installé et l’équipement de la voiture est complété par un hard top et sa housse d’emballage. Figure aussi avec les équipements une couverture de protection en tissu.
Au volant de cette 300 SL, la première sensation concerne l’intensité du moteur. Quel que soit le rapport choisi, le six cylindres en ligne de 3 litres réagit très vigoureusement, la voiture reste sûre et s’adapte à tous les types de conduite, lente ou rapide. Il s’agit d’une possibilité, rare, de rejoindre par la route le lieu d’un évènement classique auquel on est inscrit, d’y participer et de rentrer chez soi par le même moyen.
La voiture est proposée avec une documentation complète comprenant les factures de tous les travaux entrepris, le titre suisse de propriété et le certificat d’état de marche.
Les taxes locales seront appliquées si la voiture reste en EU mais elle peut évidemment être importée via Monaco (taxe de 5,5% pour les résidents) ou l’Angleterre (5%).
• Voiture symbole… un mythe
• Véhicule rare, seulement 1858 exemplaires fabriqués
• Possibilité de participer à de nombreux évènements prestigieux
• Restauration récente
Adjugé pour €300,000 plus taxes
Bonhams. Automobiles d'Exception, 9 Feb 2008. Retromobile Salon, Porte de Versailles, Paris
1936 Mercedes-Benz 500 K cabriolet A - Propriété de Georges Mathieu et seulement 33 exemplaires produits
1936 Mercedes-Benz 500 K cabriolet A - Propriété de Georges Mathieu et seulement 33 exemplaires produits
Carrosserie de Sindelfingen - Châssis no. 105383 - Couleur : Noir
Sensation du Salon de L’Automobile de Berlin 1934, la légendaire Mercedes-Benz 500 K d’avant-guerre coûtait une petite fortune neuve et équivaut aujourd’hui à la rançon d’un roi, eu égard à sa rareté. Les années 1930 ont été une période d’une créativité sans précédent en matière de style automobile, au cours de laquelle la sublime 500 K a représenté l’excellence. Son attrait hors du temps demeure encore aujourd’hui.
La 500 K, qui disposait d’un ingénieux système de suspensions arrière indépendantes à essieu articulé, a été créée par Hans Nibel, qui a débuté chez Benz au début du 20ème siècle, succédant à Marius Barbarou en tant que chef ingénieur en 1904 et a conçu (et piloté) les énormes Benz de l’époque, culminant à plus de 200 ch avec la « Blitzen » Benz. Après la fusion avec Mercedes, il a remplacé Ferdinand Porsche et créé les châssis les plus sophistiqués de l’époque pour la route et le circuit, dont les voitures de course « Silver Arrow » (« Flèche d’Argent »). Les modèles routiers suralimentés de Mercedes des années 30 sont un hommage extraordinaire au savoir-faire des ingénieurs.
Comme le modèle 540 K qui va lui succéder, la magnifique Mercedes-Benz 500 K a probablement été le modèle de production le plus remarquable de la société de Stuttgart pendant les années 30. La 500 K était équipée d’un moteur huit cylindres en ligne à compresseur de 5 018 cm3 qui disposait du fameux système de suralimentation de type Roots de la société par lequel presser la pédale d’accélérateur à fond revenait simultanément à déclencher le compresseur et fermer les prises d’air atmosphériques du carburateur. Ce système avait été testé en profondeur sur les précédentes voitures de Type S conçues par le Dr Porsche, et par la suite les 500 et 540 K ont été les dernières Mercedes à compresseur avant une époque récente.
Sous un capot paraissant sans fin, le moteur huit cylindres en ligne de la Mercedes 500 K développait 101 ch (DIN) lorsqu’il n’était pas suralimenté ou 162 lorsque le compresseur se déclenchait. La boîte disposait de quatre vitesses avec un overdrive sur le dernier rapport. Avec le compresseur enclenché, la 500 K approchait les 177 km/h en vitesse de pointe sous l’assistance d’un servo-frein hydraulique. Ses performances potentielles étaient telles que Mercedes-Benz au Royaume Uni avait fait appel au pilote Goffredo « Freddy » Zehender comme conseiller technique et pilote d’essai, la Mercedes à compresseur comptant parmi les premières véritables voitures de route à atteindre les 160 km/h dans les années 30.
Bien que le châssis de la 500/540 K attirait l’attention de nombreux carrossiers reconnus pour la qualité de leur travail à l’époque, la carrosserie Sindelfingen, propriété de la société, ne laissait pas beaucoup de champ à l’amélioration. Le cabriolet est venu parmi un choix de plusieurs styles. Le modèle présenté dispose de l’option de carrosserie cabriolet A avec deux portes, conduite à gauche, et est extrêmement beau, arborant des roues-fil, deux roues de secours montées sur le coffre, des ferrures de landau apparentes, un klaxon double et un projecteur. Travail d’Hermann Ahrens, le talentueux responsable du design au sein de la carrosserie Sindelfingen intégrée à Mercedes-Benz, le cabriolet A offrait le confort pour deux passagers et des performances à couper le souffle. Après avoir testé le cabriolet 500 K en 1936, The Autocar a déclaré : « Il s’agit d’une voiture d’exception, réservée à peu d’élus. L’insolence de sa puissance exceptionnelle est une expérience à elle seule. »
Les registres de construction de la 500 K révèlent son caractère exclusif : 105 exemplaires en 1934, 190 en 1935 et 59 en 1936. Ces dernières années, la rareté, le style et les performances de ces grosses Mercedes à compresseur ont fait d’elles les voitures classiques les plus convoitées, leur apparition sur le marché restant très exceptionnelle.
L’imposante et suprêmement élégante 500 K cabriolet que nous présentons ici appartient au célèbre artiste français Georges Mathieu, qui la possède depuis 1958.
Cette voiture a été délivré neuve avec numèro de carrosserie 817602, donc avec sa carrosserie cabriolet A d’origine, à un concessionnaire de Munich en 1935. Comme d’autres 500K, la voiture a été modernisée avec des phares et des pare-chocs de 540 K. De telles modifications n’étaient pas inhabituelles à l’époque et étaient faites dans le but d’apporter à la voiture le meilleur de ce qui se faisait.
Georges Mathieu est né 1921 et s’est mis à la peinture après avoir étudié la littérature et la philosophie. D’une personnalité flamboyante, il a développé un style calligraphique propre de peinture abstraite dans les années 50, souvent exécuté comme des événements théâtraux face à une audience. Inaugurant le style de l’Abstraction Lyrique et de « l’Art Informel », Mathieu était le seul artiste français dont le travail de l’époque rivalisait avec celui des grands maîtres américains de l’Expressionnisme Abstrait, et c’est Mathieu qui présenta Jackson Pollock à Paris.
Mathieu produisait également des meubles, des tapisseries et sculptures. Pendant les années 70, ces œuvres calligraphiques ont été vues partout en France – il a travaillé pour Air France, pour Antenne 2 et a dessiné le visage de la pièce de 10 francs. Son travail peut être vu dans les plus grandes galeries de la planète.
Mathieu, dont une rétrospective majeure de son travail a eu lieu à Paris en 2003, a acheté la Mercedes-Benz 500 K cabriolet A de 1936 à une vente aux enchères officielle de l’État français en 1958, à une époque où sa carrière en tant que peintre abstrait a connu son envolée. Il a utilisé la voiture pour ses déplacements quotidiens à Paris et aux alentours.
Le châssis numéro « 105383 » a été entretenu soigneusement jusqu’en 1985, date a laquelle elle a bénéficié d’une restauration complète (carrosserie, circuit electrique, interieur) par le spécialiste reconnu, André Lecoq. En retrouvant sa voiture restaurée, Mathieu a fondu en larmes, ému par la qualité de l’œuvre de Lecoq. En effet, la 500 K de Mathieu a permis à André Lecoq de remporter le prestigieux prix français de « Meilleur restaurateur d’art » en 1989, la seule occasion pour laquelle une restauration d’une automobile à reçu cette distinction.
Représentative de ce qu’un Gentleman pouvait acquérir de meilleur dans les années 30, cette voiture est un excellent exemple de modèle classique allemand et un hommage au bon goût raffiné de son artiste propriétaire.
Le plus beau modèle des 500K
Seulement 33 Cabriolet A construits
Historique extraordinaire.
• Voiture dans les mains d’un artiste majeur
• Un des 33 Cabriolet A produits
• La plus élégante et exclusive des 500K
Adjugé pour €800,000 plus taxes.
Bonhams. Automobiles d'Exception, 9 Feb 2008. Retromobile Salon, Porte de Versailles, Paris
1928 Mercedes-Benz 26/120/180 ch Type S « Torpedo Roadster » moteur 6,8 litres suralimenté carrossée par J. Saoutchik de Neuilly
1928 Mercedes-Benz 26/120/180 ch Type S « Torpedo Roadster » moteur 6,8 litres suralimenté carrossée par J. Saoutchik de Neuilly (Paris – France)
Grace aux « As » allemands de la Première Guerre, qui souhaitaient voler plus vite et plus haut que leurs adversaires, que Mercedes s’est dirigé vers le développement de moteurs suralimentés à combustion interne, une technologie transposée sur terre par les débuts de la production de voitures à moteur suralimenté dans les années 20. Cependant, la légende de « la grosse » Mercedes suralimentée a vraiment pris forme lorsque le chef ingénieur, nouvellement arrivé de la société Mercedes-Benz, Ferdinand Porsche, créa la Type S 26/120/180 ch en 1927. Alors que son moteur 6,8 litres était à la base de la Type K, à laquelle elle avait succédé, la Type S surbaissée et dotée d’un radiateur en V représentait une rupture franche avec les versions classiques des modèles antérieurs. Capable d’atteindre les 160 km/h en pointe, le Type S a remporté de nombreuses victoires dans les épreuves sur route. Lors de la première compétition organisée sur le Nürburgring le 19 juin 1927 – première apparition publique du nouveau modèle – Rudi Caracciola et son co-pilote Rosenberger ont remporté la victoire de la catégorie des voitures de sport de plus de 5 litres, Caracciola réalisant le temps le plus rapide de la journée.
Mais la Type S était aussi une voiture de tourisme d’exception et avait la réputation d’être plus souple à conduire que la 7,1 litres “SS” qui pris la suite en 1928. C’était également l’opinion d’Edgar L. Mayer qui avait possédé plus de 100 modèles de la marque et était connu au début des années 50 comme « le plus grand expert vivant de Mercedes ». À cette époque, Mayer possédait une Type S de tourisme qu’il utilisait comme voiture de tous les jours, et en réserve une deux places dans un excellent état.
La Type S 6,8 litres a été produite en quatre séries entre 1927 et 1930, avec un total d’environ 170 voitures produites. Cette voiture est du millésime 1927-28 référencée sous la cote “W 9856”, dont 26 exemplaires ont seulement été construits. Elle a été commandée neuve à Mercedes-Benz Inc, la filiale de l’usine à New York, par une certaine Mme Charles Levine, femme du millionnaire Charles A. Levine, mécène (et passager) de l’aviateur Clarence Chamberlain, qui vola au-dessus de l’Atlantique à bord d’un monoplane Bellanca en 1927, juste après que Lindbergh ait réussi sa traversée en solitaire.
Mme Levine ne souhaitait pas avoir la carrosserie d’usine sur sa voiture, et choisit à la place une audacieuse version surbaissée « Torpedo Roadster » réalisée par Saoutchik à Paris, le carrossier francais le plus en vue du moment. La Mercedes a été livrée sous forme de châssis aux ateliers de Saoutchik situés dans la rue Jacques Dulud à Paris le 2 août 1928, où elle a été transformée en l’une des plus belles créations de Jacques Saoutchik, dont le long capot et l’arrière raccourci rappellent les fameuses proportions du châssis Porsche. De subtiles lames chromées accentuent les courbes des larges ailes, tandis que l’absence de marchepieds crée une audacieuse rupture avec la tradition. La maîtrise de Saoutchik en matière de carrosserie est illustrée par le fait que la capote en cuir jaune disparaît complètement sous le coffre arrière et les glaces latérales se baissent à l’intérieur des portes pour créer une ligne superbe et parfaitement proportionnée. L’espace pour les bagages n’était pas le point fort, mais à l’occasion des plus audacieuses aventures, lorsqu’un peu de place était nécessaire, des compartiments compacts conçus spécialement était prévus derrière les sièges conducteur et passager.
Néanmoins, quand la Mercedes est arrivée à New York, Mme Levine ne s’est pas présentée pour en prendre possession, le style et la couleur de la voiture ne plaisant apparemment pas à son “irascible, pompeux et difficile” mari.
C’est pour cette raison que la Type S est retournée dans le showroom Mercedes-Benz de New York jusqu’à ce qu’un vendeur persuade, Frederick Henry Bedford Jr, déjà en possession d’une Mercedes et alors directeur de la Rockefellers’ Standard Oil Company (et fils d’un de ses vice-présidents), d’acheter la voiture.
Elle est restée dans sa famille jusqu’en 2006, lorsqu’elle a été achetée par le propriétaire actuel. Pendant des années, la famille Bedford s’est rappelée que le prix demandé pour la voiture avait initialement dissuadé le jeune Bedford, mais il avait finalement succombé lorsqu’une généreuse remise avait été consentie pour sortir la voiture des stocks de la société !
Au début de l’année 1929, Frederick Bedford a ramené la voiture dans sa maison à Greens Farms, dans le Connecticut, enclave privée sur les rives du Long Island Sound assez proche pour lui permettre de s’y rendre en yacht depuis Wall Street. Le jeune sportif et proche voisin, Briggs Swift Cunningham, qui a épousé la même année Lucie, la cousine de Frederick Bedford, a passé sa lune de miel en Europe et a acheté sa propre Mercedes-Benz, une SS « Phaeton » quatre places, sur le stand Mercedes-Benz au London Motor Show.
La romance était également dans l’air pour Frederick Bedford. En route pour Pittsburgh au volant de sa Type S, il a rencontré une jeune femme portant le nom de Margaret Stewart lors d’une fête organisée au Rolling Rock Club à Ligonier. Elle abandonna son ami du moment, acceptant cet après-midi là l’offre de Frederick Bedford de la ramener chez elle dans la Mercedes-Benz dessinée par Saoutchik, et ils se marièrent par la suite.
Peut-être à cause de ce romantique souvenir, Bedford n’a jamais vendu sa Mercedes. Il l’a conservée jusqu’à sa mort en 1952, après quoi elle a été stockée dans le garage familial. Elle y est restée pendant presque 30 ans jusqu’en 1980, quand sa veuve s’est apprêtée à célébrer l’anniversaire de ses 75 ans, et que sa petite-fille a fabriqué un gâteau spécial orné de l’image de la Mercedes, qui a été amené accompagné d’un poème consacré à la voiture.
Cela a poussé Margaret Bedford à engager une restauration confiée à la société de Gus and Rich Reuter, qui entretenaient des automobiles européennes « exotiques » depuis 1929. Au terme de deux années de travail, la Type S des Bedford est sortie du magasin des Reuter, soigneusement restaurée dans sa livrée d’origine crème avec les bas de caisse et suspensions en rouge foncé, l’intérieur en cuir rouge et le toit en cuir jaune. Les seules modifications par rapport à la version originale étaient le remplacement des garnitures en cuir par de la peau de serpent et la suppression des disques qui couvraient les roues-fil d’origine.
Peu de temps après, la voiture a gagné un National First Prize au concours de l’Antique Automobile Club of America et a été donnée à la petite-fille de Mme Bedford. Lorsqu’en 1986, la Mercedes a été sélectionnée par Mercedes-Benz pour être une voiture exposée lors de la célébration du centenaire de la marque, elle a été découverte par James S. Rockefeller, président fondateur du célèbre Owls Head Transportation Museum dans le Maine et descendant du frère de John D. Rockefeller.
Le lien de famille l’intriguait et il a négocié le prêt de la voiture au profit du Owls Head où elle a été exposée durant les vingt années suivantes, entretenue avec soin et mise en route occasionnellement. Avec un peu mois de 50 000 kilomètres au compteur, cet exemplaire unique de Mercedes suralimentée est, tout simplement, un des plus stupéfiants exemples d’un modèle de légende jamais offert à la vente.
Notes
L’historien autrichien, spécialiste de Saoutchik et des Mercedes à compresseur, Egon Zweimuller a eu l’amabilité de fournir à Bonhams les informations concernant l’histoire de cette machine avant sa livraison en Amérique.
M. Zweimuller détient une partie des archives de Saoutchik et a été en mesure de confirmer que la voiture a été commandée à l’origine sous forme de châssis par la filiale Mercedes-Benz de Paris et a été envoyée depuis la France à Saoutchik. Les carrossiers ont transformé cette version unique à pare-brise bas en un style inédit de ligne qu’ils ont dénommé Cabriolet d’Avant Garde.
Les informations supplémentaires fournies par M. Zweimuller incluent les dessins de carrosserie d’origine, et de nombreuses photos.
M. Zweimuller a confirmé à Bonhams qu’il serait ravi de fournir des informations aux acheteurs ou a toute personne intéressée.
Pour plus d’information, cette voiture est proposée à la vente en Europe avec application des taxes locales et d’importation temporaire.
• Un seul propriétaire avant l'actuel
• Rare modèle de Mercedes à compresseur
• Trés rare variante à pare-brise surbaissé d'une des plus élégante carrosserie Torpedo de Saoutchick
• Jamais encore exposée dans les concours d'Elegance
Adjugé pour €2,100,000 plus taxes.
Bonhams. Automobiles d'Exception, 9 Feb 2008. Retromobile Salon, Porte de Versailles, Paris
02 février 2008
ROLLS ROYCE Corniche Cabriolet - 1975
ROLLS ROYCE Corniche Cabriolet - 1975
N° de série : DRD20608 - Moteur : huit cylindres en V à 90°, avant, longitudinal - Alésage-course : 104,4 mm x 99 mm - Cylindrée : 6330 cm3 - Distribution : soupapes en tête, commandées par un arbre à cames central - Alimentation : deux carburateurs S.U - Puissance maximum : estimée à 200 ch à 4500 tr/mn - Boîte de vitesses : automatique à trois rapports + MA GM-Rolls - Suspensions : indépendante à l'avant et à l'arrière, avec correcteur d'assiette - Empattement : 3030 mm - Freins : hydrauliques à disques sur les quatre roues - Roues : en tôle d'acier. Estimation 40 000 - 50 000 €
La voiture présentée fut livrée au distributeur new-yorkais Rallye Motors en septembre 1975. C'est un cabriolet Corniche de couleur blanc " porcelain white ", intérieur en cuir rouge, capote ivoire. Totalisant 57 000 miles au compteur, elle sera vendue avec son couvre-capote rouge et son manuel d'origine. Titre de circulation communautaire
Artcurial – Briest – Poulain – Le Fur – F. Tajan SVV. Automobiles de collection. 9 févr. 2008 20:00, Palais des congrès.


















































