Les cahiers d'Alain Truong

"Il n'y a en art, ni passé, ni futur. L'art qui n'est pas dans le présent ne sera jamais." (Pablo Picasso)

19 février 2008

États-Unis, Alaska, Kuskokvim River, seconde moitié du XIXe siècle. Masque yupi’k

12melikf

États-Unis, Alaska, Kuskokvim River, seconde moitié du XIXe siècle. Masque yupi’k, bois sculpté, pigments, plumes, h. totale 65 cm.
Estimation : 180 000/220 000 €.

De temps immémorial, l’homme, dépendant pour sa survie d’une nature à la fois nourricière et hostile, essaie de donner un sens sacré à son environnement. La référence aux mythes fondateurs permet d’organiser l’environnement quotidien, de justifier les évènements - du rythme des saisons aux catastrophes et autres phénomènes inexpliqués. Dans les civilisations occidentales et orientales, cet esprit a disparu avec les temps modernes. Lors de la découverte des cultures africaines, océaniennes et précolombiennes du continent américain, les explorateurs passent complètement à côté de cette mystique. Les objets rapportés des expéditions sont alors considérés comme des oeuvres de "sauvages". Puis, à l’aube du XXe siècle, des artistes y découvrent des formes artistiques répondant à leurs propres recherches plastiques, des ethnologues étudient les formes sociétales d’un monde proche de l’extinction. À peine cent ans ont passé, et le regard posé sur les arts primitifs - maintenant "premiers" - a encore changé. Au statut d’objet d’art à part entière s’ajoute désormais une interrogation sur leur place dans la société. Les Aztèques, par exemple, déifient la nature et sculptent dans la pierre l’effigie du dieu honoré selon les saisons et ses personnifications. Ainsi Xochiquetzal (40 000 €), nom nahuuatl pour "fleur-plume", est la déesse des fleurs, de la fertilité, des jeux, de la danse et de l’agriculture. Sa protection s’étend aux artisans, aux prostituées et aux femmes enceintes. Si les boutons de fleurs et les plumes figurées sur sa coiffe indiquent la divinité représentée, la statue en elle-même atteint un symbolisme abstrait. Il s’agit de souligner la puissance de la divinité, toujours associée pour les civilisations mésoaméricaines aux cycles de la nature, naissance-mort, pluie-nourriture, soleil-lune, etc. Cette abstraction n’a bien sûr rien d’involontaire, la dextérité des sculpteurs mésoaméricains étant aussi très directement visible dans la statuaire réaliste, par exemple dans un masque funéraire en jade de la civilisation maya, figurant le visage d’un chaman les yeux grands ouverts et à la bouche pulpeuse (100 000 €). L’importance de cet objet est soulignée par la matière elle-même, le jade étant hautement apprécié des cultures précolombiennes. Couleurs et motifs constituent les symboles des kachinas, ces poupées représentant les esprits incarnés par les danseurs lors des rites saisonniers des Indiens du Nouveau-Mexique et de l’Arizona. Chaque peuple adopte les divinités les plus importantes pour leur vie - l’eau pour les Hopi et les Zuni vivant dans une zone semi-désertique, les animaux pour les Indiens de la Colombie-Britannique et de l’Alaska... Un masque "attrapeur de rêves" représente la transformation chamanique en animal à honorer et pacifier. En l’occurrence, le phoque (voir photo), dont la fourrure, la peau, la viande et les os assurent la survie des habitants du Grand Nord. Ce type de masque est utilisé lors de rites propitiatoires visant à remercier l’animal du don de sa personne, et à apaiser son esprit totémique. Une des caractéristiques de l’art inuit est d’adapter la forme de l’animal au champ décoratif et à son usage allégorique. Un aspect des arts primitifs qui se retrouve aussi dans les créations des peuples de l’Afrique. La restitution selon des codes établis de l’image symbolique de l’ancêtre, de l’esprit divin qui anime toute la nature, n’exclut pas la création de figures plus réalistes, images pour affirmer un pouvoir temporel, comme celle d’un prisonnier, bronze grandeur nature réalisé à la fin des années 1920 et destiné à la cour du roi Njoya, seizième souverain bamun (Cameroun), assorti d’une estimation de 30 000 €. Parmi les objets d’art océaniens du début de la vacation, on aura remarqué un kapkap de Nouvelle-Irlande (6 000 €) – coquille de bénitier, écaille de tortue sculptée et ajourée et fibres. Porté par un homme riche et puissant, il symbolise le soleil, époux de la lune. Il est tout à la fois associé au royaume des morts, à la chasse aux têtes et au début du monde...  (courtesy www.gazette-drouot.com)

Mardi 19 février, espace Tajan. Tajan SVV. M. Naudy.

Posté par Alain Truong à 10:19 - Arts Primitifs/Primitive Art - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Rare crâne trophée, Asmat, Irian Jaya - Indonésie

00160m

Rare crâne trophée, Asmat, Irian Jaya - Indonésie

Crâne humain. La chasse au crâne était considérée comme une quête initiatique pour chaque adolescent qui voulait être admis comme homme dans le clan. Pour cela il devait rapporter à la Maison des Hommes un crâne, preuve qu'il avait triomphé d'un autre. Il était alors consacré comme membre adulte du clan. Les Pays-Bas, puissance coloniale de cette région, ont interdit dès le début du XXème siècle cette chasse aux têtes. Malgré tout, la tradition s'est perpétuée dans les régions très reculées des peuples Asmat jusqu'à des dates récentes. Celui-ci provenant d'une ancienne collection peut sans aucun doute être daté du XIXème siècle. ou plus ancien. Crâne et restes de raphia. A Rare trophy skull, Asmat, Irian Jaya, Indonesia. L. 28 cm ; 11 in - Estimation : € 6,000-8,000

Référence :Cf. objet similaire : Helfrich Klaus, Asmat, Mythos und Kunst im Leben mit den Ahnen, éd. Museum für Völkerkunde, Staatliche Museen zu Berlin, Preussischer Kulturbesitz, 1996, p.176.

Mardi 19 février, espace Tajan. Tajan SVV. M. Naudy.

Posté par Alain Truong à 10:12 - Arts Primitifs/Primitive Art - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 février 2008

Masque de danse kpan, Baoulé, République de Côte d’Ivoire

11painting3_450

Baoulé, République de Côte d’Ivoire. Masque de danse kpan, bois recouvert de peinture, traces de portages, 49 x 25 x 24 cm.

Le goli, vous connaissez ? Sur la piste sableuse, le danseur baoulé saute, glisse et virevolte, soulevant sa corolle de raphia au son des calebasses et des grelots. Grisée par le vin de palme, la foule accompagne le spectacle de cris et de chants...
C’est l’allégresse lors de cette danse populaire, aujourd’hui encore pratiquée par notre ethnie de Côte d’Ivoire. De fait, les Baoulé l’ont empruntée à leurs voisins Wan au début du XXe siècle, plus précisément dans les années 10. Le village au complet participe à cette festivité, également organisée pour les funérailles. À l’occasion, on exhibe des masques lourds et volumineux. Réalisées spécialement pour la fête, ces parures sont auparavant conservées à l’abri des regards, dans le sanctuaire de brousse. Ils sont huit – quatre paires de masques symbolisant le couple homme-femme – à se succéder deux par deux sur la piste, chacun porté par un danseur. Fortement codifiée, la cérémonie gagne en puissance au cours de la journée. Après les masques kple kple en forme de disque, viennent les goli glen zoomorphes, puis les khan pre coiffés de petites cornes. Lorsque décline le jour, deux danseurs entrent en piste pour le clou du spectacle : ils portent les fameux masques kpan, dont la polychromie expressive permet de distinguer la femme de l’homme. Mais les Baoulé aiment ménager leur effet – et excellent dans l’art du suspens. Cachés au regard de la foule derrière des pagnes, nos comparses font une apparition pleine de panache. Vêtus de filets et de raphia, agitant des chasse-mouches, ils exécutent alors une danse lente et majestueuse, comme le rapporte Susan Vogel dans son précieux ouvrage consacré à L’Art baoulé. À la différence des précédents acteurs, ils ne frappent pas la peau de bête posée sur leur dos, une peau de léopard symbolisant la royauté, le pouvoir donc. Car au-delà de la joie de se divertir, la danse goli symbolise chez les Baoulé leur conception du monde, la hiérarchie inhérente à la société et à la nature. Aussi le léopard, lui qui domine les autres animaux, l’antilope comme le mouton dont la peau pare les premiers danseurs, ferme-t-il le spectacle. "Le goli, assure Susan Vogel, présente le monde baoulé dans toute sa complexité, enseigne les grandes divisions – homme et femme, brousse et village, le puissant et le subalterne"...
Notre exemplaire est l’un de ces masques kpan. Il n’a donc pas les yeux percés, seule l’ouverture ménagée au niveau de la bouche permettant au danseur de s’orienter. Le soin apporté à la sculpture, les scarifications sur le visage ou la coiffure élaborée formant crête sont autant de caractéristiques propres aux sculpteurs baoulé. On retrouve aussi l’asymétrie chère aux productions de cette ethnie, au niveau des yeux notamment. Notre masque, de plus, a appartenu à John Dintenfass. Ce psychanalyste new-yorkais a constitué, avec sa femme Denise, une collection de sculptures africaines, fondée, selon ses propres termes, «sur l’esthétique, avec une attention particulière portée à la beauté et à la force, ainsi que sur l’importance et la signification de chaque oeuvre dans son contexte culturel». En juin 2006, une partie de cet ensemble faisait l’objet d’une vente évènement à Paris (Sotheby’s). Cette même année décidément faste pour les arts premiers dans la capitale voyait le succès de la vente Vérité (Enchères Rive Gauche). La prestigieuse collection comptait bien sûr dans ses rangs un masque kpan de l’ethnie baoulé... (courtesy www.gazette-drouot.com)
Estimation : 18 000/22 000 € - adjugé 194 444 € frais compris. Cannes, dimanche 24 février. Besch Cannes Auction SVV. M. Reynes

Posté par Alain Truong à 11:41 - Arts Primitifs/Primitive Art - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

11 décembre 2007

BEAU FETICHE KONGO - RéPUBLIQUE DéMOCRATIQUE DU CONGO

1

BEAU FETICHE KONGO - RéPUBLIQUE DéMOCRATIQUE DU CONGO

Lot 234. NDUDU, REPRéSENTANT UN PERSONNAGE DEBOUT AU BRAS GAUCHE LEVé, LA MAIN DROITE POSéE SUR LA HANCHE, LE LARGE COU SOUTENANT UNE TêTE LéGéREMENT REJETéE VERS L'ARRIèRE, LA BOUCHE OUVERTE AUX LèVRES OURLéES MONTRANT DEUX INCISIVES POINTUES, LE NEZ ALLONGé, LES YEUX EN MIROIR PLACéS SOUS DES SOURCILS HACHURéS, LE SOMMET DU CRâNE éVIDé POUR INSERTION DE MATIèRE MAGIQUE, DE TISSUS ET DE PLUMES, LE TORSE RECOUVERT DE MATIèRE MAGIQUE ET D'UN MIROIR RECTANGULAIRE, TISSUS AUTOUR DU COU CONTENANT DE LA MATIèRE MAGIQUE, LA MAIN GAUCHE TENANT UNE LAME EN FER AVEC UNE POIGNéE EN BAMBOU ET RéSINE, DEUX ANCIENNES éTIQUETTES DONT UNE LISANT N DUDA, L'AUTRE NAT.HIST.MUS.BIEL/N.169 VON 1921, MATIèRE MAGIQUE ET BAMBOU ENTRE LES JAMBES. NUMéRO D'INVENTAIRE 137229 à L'ARRIèRE DE LA BASE. PATINE SOMBRE ET CROûTEUSE. CRAQUELURE à LA BASE. HAUTEUR: 38 CM. (15 IN.) - Estimé: €80,000-120,000

Provenance : JEAN-PIERRE ET ANNE JERNANDER, BRUXELLES

Bibliographie : RAUL LEHUARD, ART BAKONGO: LES CENTRES DE STYLE, ARNOUVILLE, 1989, VOL.LL, P.530, FIG.J 12-1-7.

Note : RAOUL LEHUARD (OP. CIT.) PLACE CETTE STATUETTE DANS LE SOUS-STYLE J 12 DONT LES CARACTéRISTIQUES SONT UNE GRANDE CHARGE MAGIQUE SUR LE VENTRE, RECOUVERT PAR UN MIROIR, L'ABSENCE DE SEXE, "DES TRAITS QUI TENDENT VERS UN EXPRESSIONISME SéVèRE, PRESQUE DOULOUREUX, Où LE SCULPTAGE DES PAUPIèRES EST TOUT EN COURBES OMBRANT LE REGARD, LES LèVRES MATHéMATIQUEMENT DESSINéES ET OUVERTES SUR UNE DENTITION RECTILIGNE ET LE NEZ, AUX AILES LARGES ET FORTEMENT AQUILIN EXPRIMENT POURTANT UNE TENDANCE AU MANIéRISME QUE CONFIRME, SUR LES MEILLEURES PIèCES, L'ARABESQUE DU PAVILLON DE L'OREILLE". DEUX STATUETTES DANS CE STYLE FURENT RAPPORTéES DANS LES ANNéES 1920 ET 1950 DU VILLAGE DE BULA-MAKU.

Christie's. ART AFRICAIN ET OCEANIEN. Mardi 11 décembre 2007. 9 avenue Matignon, Paris

Posté par Alain Truong à 20:16 - Arts Primitifs/Primitive Art - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 décembre 2007

PROUE DE CANOE - RéGION NORD DE LA NOUVELLE IRLANDE

2

PROUE DE CANOE - RéGION NORD DE LA NOUVELLE IRLANDE

Lot 387. REPRéSENTANT UN PERSONNAGE PLACé SUR LA TêTE D'UN OISEAU, LES BRAS PLACéS SOUS LE VISAGE, LE VISAGE à LA BOUCHE OUVERTE MONTRANT LES DENTS, LES PUPILLES INCRUSTéES D'OPERCULES DE TURBO, SURMONTé PAR UN PANNEAU AVEC DE CHAQUE CôTé UN OISEAU ET SUR UNE FACE DES MOTIFS GéOMéTRIQUES ENTOURéS DE PLUMES STYLISéES, UN OISEAU ADOSSé à L'ARRIèRE DU CRâNE PLACé AU DESSUS DE DEUX PROJECTIONS POUR ATTACHEMENT. HAUTEUR: 49 CM. (19¼ IN.) - Estimé: €15,000-20,000

Provenance : COLLETTE GHYSELS, BRUXELLES ET PAR RéPUTATION AYANT APPARTENU à ARTHUR SPEYER, BERLIN

Christie's. ART AFRICAIN ET OCEANIEN. Mardi 11 décembre 2007. 9 avenue Matignon, Paris

Posté par Alain Truong à 20:59 - Arts Primitifs/Primitive Art - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

09 décembre 2007

BEAU TABOURET TSCHOKWE - ANGOLA, ENTRE LES RIVIèRES KWILU ET KASAI

3

BEAU TABOURET TSCHOKWE - ANGOLA, ENTRE LES RIVIèRES KWILU ET KASAI

DE FORME CIRCULAIRE, LA BASE éVIDé EN SON CENTRE, LES SUPPORTS REPRéSENTANT DEUX PERSONNAGES DOS à DOS, CHACUN ASSIS, LES JAMBES REPLIéES AVEC LES COUDES POSéS SUR LES GENOUX, LES MAINS SOUTENANT LE VISAGE ET POSéES SUR LES JOUES, LE VISAGE AUX TRAITS STYLISéS, LES YEUX EN AMANDE, LES NARINE ET LES OREILLES PERCéES, UN DES VISAGE PORTANT UNE BARBE RECTANGULAIRE, L'ASSISE ORNé DE CLOUS DE TAPISSIER FORMANT LE MOTIF D'UNE CROIX, LA BORDURE DE L'ASSISE ET DE LA BASE éGALEMENT DéCORéE DE CLOUS DE TAPISSIER. BELLE PATINE SOMBRE ET BRILLANTE. HAUTEUR: 13.5 CM (5¼ IN.) - Estimé €10,000-15,000

Provenance : JEAN-PIERRE JERNANDER, BRUXELLES

Bibliographie : DE HEUSCH, L. ET AL., UTOTOMBO, L'ART D'AFRIQUE NOIRE DANS LES COLLECTIONS PRIVéES BELGES, BRUXELLES, 1988, P.101, PL.XXXLLL.

Exposition : UTOTOMBO, BRUXELLES, 1988.

Note : CE TABOURET FUT DéCRIT PAR MARIE-LOUISE BASTIN DANS LES TERMES SUIVANTS: "L'ANCIEN TRôNE DU CHEF EST LE TABOURET ROND, EN FORME D'"ENCLUME", à MONTANTS DéCORATIFS GéOMéTRISéS. PLUS RéCEMMENT, CEUX-CI FURENT REMPLACéS PAR DES FIGURINES. ELLES REPRéSENTENT SOUVENT DES PERSONNAGES ASSIS, TENANT LEUR TêTE ENTRE LEURS MAINS, EN SIGNE DE LAMENTATION. CE SONT DES ANCêTRES QUI REGRETTENT QUE LEURS DESCENDANTS N©GLIGENT LEUR CULTE ET LANCENT UN APPEL POUR êTRE HONORéS PLUS RéGULIèREMENT. DES CLOUS DE LAITON, IMPORTéS DEPUIS LE XVIIIE SIèCLE, ET QUI EST L'"OR" DES TSCHOKWE, ORNENT SOUVENT à PROFUSION CES OBJETS DE PRESTIGE."

Christie's. ART AFRICAIN ET OCEANIEN. Mardi 1 décembre 2007. 9 avenue Matignon, Paris

Posté par Alain Truong à 10:47 - Arts Primitifs/Primitive Art - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

08 décembre 2007

BELLE MATERNITE YOMBE - RéPUBLIQUE DéMOCRATIQUE DU CONGO

3

BELLE MATERNITE YOMBE - RéPUBLIQUE DéMOCRATIQUE DU CONGO

PHEMBA, LA FEMME ASSISE EN TAILLEUR SUR UNE BASE CARRéE, LES MAINS SOUTENANT SON ENFANT POSé SUR SES GENOUX, LES éPAULES ARRONDIES, LE VISAGE PENCHé VERS L'AVANT, LA BOUCHE OUVERTE MONTRANT DES DENTS LIMéES, LES YEUX AUX PUPILLES INCRUSTéES DE MIROIR ET LE SPAUPIèRES EN RELIEF, LE FRONT SURMONTé PAR UNE HAUTE COIFFE CONIQUE RECOUVERT DE CLOUS DE TAPISSIER FORMANT à L'ARRIèRE UN LOSANGE, LA PARTIE SUPéRIEURE DU DOS ET LES OMOPLATES RECOUVERTES DE RANGéES DE KéLOïDES, CLOUS DE TAPISSIER SUR LE COU (UN MANQUANT), LA POITRINE, LE FRONT ET LES TEMPES, UNE LIGNE EN RELIEF AU-DESSUS DES SEINS CONIQUES, BRACELETS AUTOUR DES POIGNETS ET PAGNE AUTOUR DE LA TAILLE, L'ENFANT AVEC LA TêTE TOURNéE VERS L'AVANT ET PORTANT UN BONNET LISSE ET DEUX CLOUS DE TAPISSIER. TRèS BELLE PATINE SOMBRE ET BRILLANTE.
HAUTEUR: 31.5 CM. (12½ IN.) - Estimé: €80,000-120,000

Proenance : MAMADOU KEITA, AMSTERDAM
JEAN-PIERRE ET ANNE JERNANDER, BRUXELLES

Bibliographie : BASTIN, MARIE-LOUISE, INTRODUCTION AUX ARTS D'AFRIQUE NOIRE, ARNOUVILLE, 1984, P.271, FIG.285
RAUL LEHUARD, ART BAKONGO: LES CENTRES DE STYLE, ARNOUVILLE, 1989, VOL.LL, P.566, FIG.K 412-1-2.

Note : MARY NOOTER ROBERTS DANS BODY POLITICS, LOS ANGELES, 2000, P.74, éCRIT: "LE TYPE DE STATUETTE PFEMBA EST UN DES RARES EXEMPLES DANS L'ART AFRICAIN Où L'IMAGE DE LA FEMME EST CRééE SPéCIFIQUEMENT POUR ACCROîTRE LA FERTILITé. CES REPRéSENTATIONS DE FEMMES AUX JAMBES CROISIES ET TENANT UN ENFANT DANS LEUR BRAS éTAIENT UTILISéES PAR UNE ASSOCIATION DE FEMMES FONDéE PAR UNE CéLèBRE SAGE FEMME. AVEC LEURS DENTS LIMéES, LES MOTIFS DE SCARIFICATIONS EN LOSANGE, LES COIFFURE EN MITRE, LES ORNEMENTS AUTOUR DE LA POITRINE ET DES BRAS, CES STATUETTES TRANSMETTENT DES INFORMATIONS IMPORTANTES SUR LES PRATIQUES COSMéTIQUES ET LES IDéAUX DE BEAUTé DES YOMBE".

Christie's. ART AFRICAIN ET OCEANIEN. Mardi 1 décembre 2007. 9 avenue Matignon, Paris

1

Posté par Alain Truong à 20:12 - Arts Primitifs/Primitive Art - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 novembre 2007

CRÂNE TROPHÉE d'un petit singe - Naga

Egalement pour mon cabinet de curosités...

071107_lacroix_histoires_mode23

CRÂNE TROPHÉE d'un petit singe - Naga

Lot 63. CRÂNE TROPHÉE d'un petit singe avec pendant en perles de verroterie de couleur et crin. Naga. Estimé : 50 €

Provenance : Collection de Monsieur C

Piasa Paris. Arts Primitifs, Sculptures et Ethnograhique d'Afrique. Vente du 18 novembre 2007

Posté par Alain Truong à 23:25 - Arts Primitifs/Primitive Art - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

25 octobre 2007

La justice suspend la restitution d'une tête de Maori à la Nouvelle Zélande

1

Dessin de la tête du guerrier maori momifiée (Copyright © 2007 AFP)

ROUEN (AFP) - La restitution par la ville de Rouen d'une tête de guerrier maori momifiée à la Nouvelle Zélande a été suspendue mercredi par le tribunal administratif de la ville, saisi par le préfet de Seine-Maritime à la demande du ministère de la Culture.

"Le vice-président du tribunal administratif de Rouen a fait droit à la demande de suspension du préfet de la Seine-Maritime", a indiqué à l'AFP le greffe du tribunal. "Pour le moment, on garde la tête de maori à Rouen. Une décision finale sera prise avant la fin de l'année", a expliqué cette source. Lire la suite http://fr.news.yahoo.com/afp/20071024/tcu-culture-ethique-colonisation-france-0b4785e_1.html

Posté par Alain Truong à 09:11 - Arts Primitifs/Primitive Art - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

23 octobre 2007

Restitution d'une "tête maorie" à la Nlle-Zélande: contestation d'Albanel

1PARIS (AFP) - La ministre de la Culture Christine Albanel a demandé au préfet de Seine-Maritime de saisir le tribunal administratif de Rouen pour "suspendre" la décision de la ville de Rouen de restituer à la Nouvelle-Zélande une "tête maorie", a annoncé lundi le ministère dans un communiqué.

La municipalité de Rouen avait indiqué le 9 octobre qu'elle restituerait le 23 octobre à la Nouvelle-Zélande une tête de guerrier maori momifiée et tatouée qui avait été donnée à son muséum à la fin du XIXe siècle par un particulier. (photo Copyright © 2007 AFP)

Lire la suite http://fr.news.yahoo.com/afp/20071022/tcu-culture-ethique-colonisation-france-0b4785e_1.html

Posté par Alain Truong à 07:41 - Arts Primitifs/Primitive Art - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



« Accueil  1  2  3  4   Page suivante »