Les cahiers d'Alain Truong

"Il n'y a en art, ni passé, ni futur. L'art qui n'est pas dans le présent ne sera jamais." (Pablo Picasso)

04 mai 2008

Début du XVIIIe siècle. Cadre reliquaire en paperolles dorées, gouache par Françoise Petit datée de 1706

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Début du XVIIIe siècle. Cadre reliquaire en paperolles dorées, gouache par Françoise Petit datée de 1706, 37,5 x 36 cm. 7 461 € frais compris.

Chef-d’oeuvre de sculpture, cet exemplaire du début du XVIIIe siècle était adjugé 6 200 €. Mais, scrutez-le bien, il n’est pas en bois doré ! Ce véritable tour de force estimé au plus haut 1 800 € est en effet exécuté en paperolles, qui servent d’écrin à une miniature datée de 1706. L’art du papier roulé atteint ici un véritable sommet, couronné par le plus haut prix relevé pour des paperolles. À la fin du Moyen Age et au début de la Renaissance, cette technique était utilisée en France et en Italie dans les églises aux revenus modestes pour imiter les filigranes d’or et d’argent. Elle était l’apanage des nonnes et des moines. À partir du XVIIe siècle, mais surtout au XVIIIe, cette pratique s’est étendue aux laïques, devenant l’ouvrage de dame par excellence. Les petites bandes de papiers artistiquement enroulées pour former, comme sur notre cadre, des cornes d’abondance, des fruits, des feuilles d’acanthe et des volutes ne se sont plus limitées à l’encadrement des seuls sujets religieux. Des petites boîtes et autres menus ouvrages ont ainsi vu le jour. Le musée Tavet-Delacour de Pontoise prépare pour l’automne prochain, à partir du 22 novembre, une exposition sur les paperolles reliquaires du Carmel et du musée de Pontoise. (www.gazette-drouot.com) Mercredi 23 avril. Paris, Drouot-Richelieu, salle 13. Bondu SVV.

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03 mai 2008

Game On… Bonhams Takes Control of Chess Market

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A Chinese Export ivory "King George III" figural chess set, Canton, circa 1810, Estimate: £3,000 - 5,000

Chess is making a come-back. For its very first sale dedicated to the world of Chess and Board Games on 13 May 2008 in London, Bonhams is lining up some incredibly important pieces to be sold.

According to Luke Honey, Bonhams’ Chess and Games Consultant, the collectors’ market in Chess is currently very strong and he says: “The sale will feature lots of private collections from around the world with some very rare pieces that can rarely be acquired at auction.”

Looking like a “united nations” of the board games world, Chess sets from almost every continent will be offered for sale by Bonhams, including an extremely rare ivory inlaid Backgammon and Chess Board from Northern Italy and dated to circa 1500 – the time of the Italian Renaissance. It is believed that when it was new it would have been the treasured possession of either a wealthy merchant or an aristocratic nobleman. Such items are not seen at auction often and as a result it is estimated at £8,000-12,000.

Luke Honey says: “The Italians tended to specialise in high quality carving in ivory and wood and were particularly good at producing “bust” form pieces. Complete wooden sets of this period from Italy are particularly scarce and very attractive.”

Around the world in several moves…from China to Ecuador

Like football the game of chess is played throughout the world, transcending all language barriers and cultural differences. This is reflected in the different examples of chess sets featuring in Bonhams’ May sale.

An especially fine quality Chinese Export Gaming Table from Canton, circa 1830, mounted on a tripod base, delicately carved with dragons’ heads, is expected to fetch £4,000-6,000. The lacquered and gilt chess board is richly inlaid with mother of pearl and is in excellent condition.

A Belgian Congo Tribal Chess Set in ebony and ivory, dating from around 1900, is highly stylised with the King as a chieftan, Bishops as witchdoctors, and Pawns as tribal elders. This fine quality set was brought back to the UK from the Belgian Congo by a civil engineer after World War One. It is valued at £800-1,200.

A large Eskimo sperm whale ivory chess set, circa 1950, also features in the sale. Knights are represented by dolphins; rooks as arctic hares, and while the King appears in traditional dress, the Queen looks like ‘Pierrot’ the clown with a ruff around her neck. The estimate for this set is £1,200-1,600.

A circa 1920 Silver Chess set from Ecuador in South America depicts Inca folklore figures. The Queen is Pacha (Princess of the last Shiry to rule Quito). The Rooks are copies of the Ecuador Monument while the Knights appear in the form of llamas. Estimate: £700-900.

An 18th century Islamic ivory chess set, stained red and green and decorated with gilding, contains abstract pieces as the Koran forbids figures to be reproduced. The set is expected to fetch £4,000-6,000.

Sans_titreGame on….

Other than Chess sets, the sale will include a variety of other games, such as Mah-Jong and Backgammon, rare playing cards and books.

From the Emerald Isle, a boxwood playing set made in Galway, West Ireland, is estimated at £2,000-3,000. It comes with a games box for Backgammon and Chess and carries a plaque dating it to 1808. Irish chess sets are similar to English ones of the period, except for the long-snouted horses of the Knights.

A mid-18th century Southern German Games Board for Chess, Backgammon and Nine Men Morris, made out of pear wood will also be sold. Highly decorated with tulip motifs, it is expected to sell for £1,800-2,200.

The Chess and Board Games Sale will take place at Bonhams, Montpelier Street in Knightsbridge, London on 13 May.

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02 mai 2008

Dans le goût d’Adam Weisweiler, console en acajou, plateau et tabettes d’entretoise en marbre blanc

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Dans le goût d’Adam Weisweiler, console en acajou, plateau et tabettes d’entretoise en marbre blanc, 91,5 x 120 x 43,5 cm. 352 096 € frais compris.

Estimée au plus haut 20 000 €, cette console dans le goût d’Adam Weisweiler (1744-1820) était poussée par le marché jusqu’à 300 000 €. Son modèle est connu, une console similaire étant reproduite dans le livre de référence sur l’ébéniste par Patricia Lemonnier et Maurice Segoura paru en 1983 aux éditions Monelle Hayot. D’un modèle assez proche, une paire de consoles vers 1785 attribuée à Adam Weisweiler était adjugée 827 500 $ frais compris (862 500 € en valeur réactualisée) en octobre 1997 chez Christie’s à New York. Moins large (87 cm), celles-ci sont dépourvues de fond et seules quatre colonnes cannelées, renflées en partie basse, soutiennent le plateau. Elles possèdent en revanche le même profil à ressaut arrondi, des côtés incurvés et des pieds toupie. La nôtre, munie d’un tiroir en ceinture, était de fabrication tardive.

Paris, lundi 14 avril, salle 7. Cabinet V.A.E.P. Marie-Françoise Robert & Franck Baille SVV, MM. Bacot, de Lencquesaing.

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01 mai 2008

Diorama, Zarafa, la première girafe de France, vers 1830-1845

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Diorama, Zarafa, la première girafe de France, peinture à l’huile, terre cuite, verre, cuir, dans une caisse de bois à décor de filets de bois clair, vers 1830-1845, 85 x 80 x 40 cm. Estimation : 12 000/15 000 €.
Marseille, samedi 3 mai 2008. Damien Leclere Maison de ventes aux enchères SVV. M. Samuel-Weis.

Voilà tout juste cent quatre-vingt-deux ans, Zarafa posait ses sabots sur le port de Marseille. Zarafa ? La célèbre girafe de Charles X, évidemment. Un présent du pacha d’Égypte Méhémet-Ali au roi de France et, disons-le tout net, un cadeau visant officieusement au réchauffement climatique entre les deux pays. La répression de la révolution grecque par ledit pacha avait en effet quelque peu brouillé les relations franco-égyptiennes ! Pour faire bonne figure, Méhémet-Ali offre donc la divine Zarafa, de l’arabe zeraffa, qui signifie «l’agréable» ou «la charmante», à son homologue français. Séparée de sa mère pour raison d’État, cette nubienne née dans le désert du Soudan embarque à Alexandrie pour la France, sur un brigantin sarde spécialement aménagé pour le royal présent – le pont fut scié afin de laisser à la bête tout loisir d’apprécier le spectacle. Zarafa traverse ainsi la Méditerranée, face au vent, et parvient à Marseille le 23 octobre 1826, dans un relatif anonymat. Petite quarantaine pour raisons sanitaires, elle atterrit ensuite chez monsieur le préfet Christophe de Villeneuve-Bargemon, qui aménage une chambrette à la démesure de la bête. Elle coulera dans la cité phocéenne quelques mois heureux, objet de soins constants et déjà sujet d’études. Mais, dans les rues de Marseille et du royaume de France, on murmure à qui veut l’entendre le fabuleux destin de Zarafa. La légende de la première girafe de France est en marche. Le roi, lui, s’impatiente. Charles X meurt d’envie d’admirer son animal. Toutefois, la duchesse de Berry, sensible au protocole, a refusé de faire les premiers pas : «C’est à la girafe d’être conduite au roi, et non pas au souverain de se précipiter comme le vulgaire au-devant du cadeau qu’on lui fait». Tous s’exécutent. Au printemps 1827, le voyage vers Paris est donc organisé sous haute escorte. Il se fera par voie terrestre, soit 880 km à sabots de girafe, non sans avoir au préalable équipé l’animal d’un imperméable, sur mesure s’il vous plaît. Coût de l’habit : 103,50 francs ! Le naturaliste Étienne Geoffroy Saint-Hilaire, bien que perclus de rhumatismes, prend la tête de l’expédition, la dernière de sa brillante carrière, marquée trente ans plus tôt par la campagne d’Égypte. Tout au long du voyage, la popularité de Zarafa ne cesse de croître et les admirateurs se pressent sur le chemin de la belle. On déplorera même un incident à Lyon. L’hystérie est générale. À mi-parcours, Zarafa est devenue une bête... de scène ! Charles X sera ainsi le dernier à voir l’animal, présenté le 9 juillet 1827 au château de Saint-Cloud. Après un périple de quarante deux jours, Zarafa goûte enfin, des mains du roi, à la douceur des pétales de rose, dont elle se délecte. Pour voir la vedette, ils seront près de 600 000 visiteurs à courir au Jardin du roi. Les recettes du péage d’Austerlitz s’en porteront fort bien, comme d’ailleurs celles des produits dérivés ! C’est la zarafamania, traduisez la «mode girafe». Vaisselle, bibelots, accessoires... déclinent l’effigie de la nouvelle star du Tout-Paris. Ici, un diorama où l’on voit la girafe tenue par son fidèle cornac, le Nubien Atir, devant la rotonde de la ménagerie de Paris, où elle logera jusqu’à sa mort, en 1845. Un petit singe tient la fameuse médaille représentant l’animal, avec pour inscription : «Il n’y a rien de changé en France ; il n’y a qu’une bête de plus», clin d’œil à la tirade de Charles X, quelques années plus tôt. Simple allusion politique ou critique du régime ? Emblème d’un siècle en mouvement, cette girafe, décidemment, aura été la mascotte d’un règne ! Stéphanie Perris-delmas (www.gaeztte-drouot.com)

À LIRE Olivier Lebleu, Les Avatars de Zarafa, première girafe de France, éd. Arlea, 2006.

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29 avril 2008

An Italian Neoclassical style parcel gilt and paint decorated pier mirror - late 19th century

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An Italian Neoclassical style parcel gilt and paint decorated pier mirror - late 19th century

The rectangular plate within a molded and egg and dart border surmounted by a panel relief decorated with seated sphinx within scroll volutes below egg and dart and stiff leaf cresting. height 6ft 9in (2.08m); width 34in (86cm) - Sold for $2,000 plus Premium and tax

Copyright © 2002-2008 Bonhams 1793 Ltd., Images and Text All Rights Reserved

Bonhams. Fine European Furniture and Decorative Arts, 28 Apr 2008. 7601 Sunset Blvd., Los Angeles

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An Italian Neoclassical parcel gilt and paint decorated sofa - fourth quarter 18th century

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An Italian Neoclassical parcel gilt and paint decorated sofa - fourth quarter 18th century

The rectangular padded back with leaf tipped borders and having X-splats centered by patera above laurel wreath panels above a swept seat, on foliate headed turned tapered legs. height 35in (89cm); width 7ft (2.14m); depth 27 1/2in (70cm) - Sold for $3,750 plus Premium and tax

Copyright © 2002-2008 Bonhams 1793 Ltd., Images and Text All Rights Reserved

Bonhams. Fine European Furniture and Decorative Arts, 28 Apr 2008. 7601 Sunset Blvd., Los Angeles


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"Harriet Hosmer's Life and Work" au Mildred Lane Kemper Art Museum

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Harriet Hosmer, Daphne (1854). Marble. Collection of the Mildred Lane Kemper Art Museum. Gift of Wayman Crow, Sr., 1880.

ST. LOUIS.- Neoclassical sculptor Harriet Goodhue Hosmer (1830-1908) was one of the most successful women artists of her day, described by the poet Elizabeth Barrett Browning as "a perfectly emancipated female." She was also the first woman to study anatomy at what would become the Washington University School of Medicine and produced many of her most significant works — such as the bronze statue of Missouri senator Thomas Hart Benton in Lafayette Park — for St. Louis patrons.

This summer the Mildred Lane Kemper Art Museum will join other local institutions in celebrating Hosmer's life and work. Four sculptures, drawn from the permanent collections of the Mildred Lane Kemper Art Museum and the Saint Louis Art Museum, will be on view May 2 to July 21 in the museum's Teaching Gallery. In addition, the museum will host an international symposium organized by the Lafayette Park Conservancy on "The Life and Works of Harriett Goodhue Hosmer" June 14.

Other events will include "Celebrating Harriet Hosmer," a Discovery Tour presented by the Missouri History Museum (May 4); the "Hats Off to Hattie Gala," a fundraising event for the restoration of the Benton monument, sponsored by the Lafayette Park Conservancy (June 14); and a gallery talk at the Kemper Art Museum by Erin Sutherland, a doctoral candidate in the Department of Art History & Archaeology (June 18).

Born in Watertown, Mass., Hosmer attended Mrs. Charles Sedgwick's School in Lenox, where she met Cornelia Crow, daughter of Wayman Crow, a prominent St. Louis merchant. (In 1853 Crow, then a Missouri state senator, secured the charter for the institution that became Washington University.) After graduating, Hosmer studied briefly with Boston sculptor Peter Stephenson but was soon frustrated by her inability to study anatomy, since she was excluded from all-male medical classes.

In 1850 Hosmer traveled to St. Louis, where she lived with the Crow family and earned a certificate in anatomy from the Missouri Medical College, a predecessor to Washington University's School of Medicine. In 1852 she decamped for Rome, where she trained with prominent English sculptor John Gibson and honed her skills by copying masterworks. Hosmer also befriended a number of prominent artists and writers, notably Browning and Nathaniel Hawthorne — she was a model for Hilda in Hawthorne's novel The Marble Faun (1860) — and joined a group of expatriate women artists dubbed "The White Marmorean Flock" by Henry James.

The exhibition will feature two important early marbles based on classical myth, both part of the Kemper Art Museum's permanent collection. Daphne (1854) — Hosmer's first original work in Rome, which she gave to the Crow family — depicts the beautiful daughter of the river-god Peneus, who, fleeing the god Apollo, is transformed into a laurel tree. Oenone (1854-55), Hosmer's first large-scale figural work, was commissioned by Wayman Crow and depicts the mythological wife of Paris, whom he abandoned in favor of Helen.

Though highly idealized, both works are notable for their sense of emotional restraint. Daphne is calm and composed — her gaze tranquil and her hair neatly tied — even at the moment of her transformation. Oenone, shown kneeling over a rustic shepherds' crook, is similarly serene and introspective. Indeed, it is unclear whether Hosmer has depicted Oenone mourning Paris' desertion or contemplating her own subsequent refusal to help him after the fall of Troy.

Also on view will be Portrait of Wayman Crow, Sr. (1866), a marble bust that was presented to Crow as a gift at Washington University's commencement ceremony, and Hands of Robert and Elizabeth Barrett Browning (1853), a small bronze from the collection of the Saint Louis Art Museum.

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Harriet Hosmer, Oenone (1854-55). Marble. Collection of the Mildred Lane Kemper Art Museum. Gift of Wayman Crow, Sr., 1855

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28 avril 2008

Marie d'Orléans (1813-1839).- Jeanne d'arc en armure.

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Marie d'Orléans (1813-1839).- Jeanne d'arc en armure.

Statuette en biscuit. Accidents et petits manques. H.: 28 cm - L.: 12 cm. Estimé : 300 / 500 €

Note: Élève d'Ary Scheffer, la princesse Marie est dotée d'un talent artistique certain.
Pratiquant la sculpture et le dessin, elle nous a laissé plusieurs oeuvres, (la plupart se trouve exposée au Musée de Dordrecht aux Pays-Bas) dont cette célèbre statue.

NB: Le Musée du Louvre organise un hommage à Marie d'Orléans.

Coutau-Begarie Paris. Souvenirs Historiques, Militaria. Vente du 30 avril 2008

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Marie-Antoinette, reine de France. Important buste en marbre de Carrare, représentant la reine. Travail du XIXe siècle.

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Marie-Antoinette, reine de France. Important buste en marbre de Carrare, représentant la reine portant au tour du cou un médaillon du roi Louis XVI. Travail du XIXe siècle.

Bel exemplaire d'après le modèle réalisé par Félix Lecomte en 1783, se trouvant actuellement au château de Versailles. Socle piédouche. Petits éclats. H.: 85 cm - L.: 50 cm. Estimé : 3 800 / 4 500 €

Coutau-Begarie Paris. Souvenirs Historiques, Militaria. Vente du 30 avril 2008

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Armand-Albert Rateau (1882-1938), calendrier perpétuel, Femme agenouillée au disque, épreuve d’époque en bronze à patine

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Armand-Albert Rateau (1882-1938), calendrier perpétuel, Femme agenouillée au disque, épreuve d’époque en bronze à patine d’origine vert Antico et cadran, prise et disque tournant en bronze doré. H. 32 cm. Estimation : 25 000/30 000 euros.
Granville, dimanche 27 avril.  Rois SVV. M. Marcilhac.

Comme atlas soutenant la Terre, notre déesse antique porte le temps. Si on pouvait l’interroger, sans doute aurait-elle beaucoup à raconter. Le temps s’est écoulé sous ses yeux attentifs depuis les années 1920, cette époque bénie qui a vu triompher son créateur, Armand-Albert Rateau. Elle nous raconterait les grandes dames, Jeanne Lanvin, la duchesse d’Albe, mais aussi madame Blumenthal, qui défilèrent devant elle et retenaient un soupir devant le calendrier perpétuel, les jours et les mois qu’elle affiche fièrement aujourd’hui encore. Toutes furent séduites par sa patine vert antique du plus bel effet, mais aussi par les charmants petits oiseaux musardant sur son cadran. Notre déesse à la pose hiératique aurait, par ailleurs, aisément trouvé sa place dans l’appartement du 17, quai Conti, où emménage Rateau en 1930. Créations des années 20 y côtoyaient des réalisations plus récentes, dans une parfaite harmonie. Ces aimables volatiles retrouveraient ainsi quelques-uns de leurs congénères gambadant sur les pieds des guéridons ou dans la salle de bain. Ils auraient eu également bien d’autres compagnons de jeu, comme des papillons au bord de cendriers soutenus par des chats, ou des scarabées se promenant sur l’entretoise d’une table basse. Omniprésent, ce fantastique bestiaire animalier inspiré de l’art perse a largement participé au succès de Rateau. Rappelons que ce dernier est désormais le créateur du XXe le plus cher au monde dans le domaine des arts décoratifs, avec les 4 168 000 euros récoltés par une paire de jardinières en bronze lors de la vente de la collection Dray, chez Christie’s
Paris en juin 2006. Notre Femme agenouillée au disque est un nouveau témoignage de ses plus belles réalisations en bronze. Ce matériau lui porta chance, devenant sa “marque de fabrique”. S’inspirant librement de l’Antiquité, de l’Orient et de la nature, le décorateur a su créer un style très personnel, en marge de celui de ses compères de l’art déco. De ses voyages, notamment à Pompéi, naquirent nombre de meubles et d’objets d’art singuliers, parfois même assez exubérants, certains n’hésitant pas à le qualifier d’”artiste baroque”.
Notre calendrier perpétuel, à l’image de la majorité de ses pièces, est à l’opposé de ce qui se fait à cette époque. Au purisme d’un Mallet-Stevens, Rateau privilégie ornement et décor, jusqu’à en exprimer l’essence même des formes. Notre jeune femme drapée est bien le corps de ce calendrier entre sculpture et objet d’art. S’il a lui-même suivi des études de sculpture à l’école Boulle, Rateau est assisté d’autres praticiens, Paul Plumet notamment.
À l’écart des groupes d’artistes, le décorateur a établi son succès auprès de riches clients, pouvant ainsi créer des oeuvres à deux ou trois exemplaires maximum. Étrusque dans la simplicité et la rondeur des lignes de ses sculptures, assyrien ou perse dans son attirance pour un bestiaire fabuleux, grec ou romain dans le choix formel, Armand-Albert Rateau n’est pas toujours facile à cerner. Au final, ce créateur inclassable laisse une oeuvre innovante... à perpétuité. Caroline Legrand www.gazette-drouot.com

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